JOS E M 8 I s' M E * L I I . La conscience en eft témoin . QjJe c'eft une fainte fcicncc D'écouter avec foin ce que Dieu dit au cœur , Et ne pas négliger de notre confcience La finderéfe & la douleur . Elle eft en tous les tems un confeiller fidelle , Seur , 8c qui ne trompe jamais : Notre ame à foi - même cil cruelle De ne pas écouter ou fon trouble ou fa paix . Lors que je fui fa voix , je me trouve tranquile , Mon cœur eft agite quand je ne la fui pas : Certains remords profonds , une peine fubtile , Me font affez fentir quand je m'égare , helas . Tout mon bonheur dépend de l'entendre & la fui vre ; Malheur à qui marche deflus : Malgré nous elle fait revivre , Pour l'étoufer nos foins font fuperflus . Lorfqu'on la fuit , on ne fent plus de charge , { On vit content dans la iincéritéj Et notre ame y trouve le large , Sur notre front vit la férénité . Dieu qui l'a mife en nous , défire qu'on l'écoute ; Elle nous dit toûjours la vérité : Et ne laifleroit aucun doute , Si ce n'étoit notre infidélité . liii . A