kxviii . PROLOGUE . 
Cet amour cependant eíí melé de douleur , On eil peiné de fon ofenfe , 
On en délire la vengeance , 
On veut même que Dieu n'épargne pas le cœur : Punis , punis , mon adorable Maitre , Ce cœur ingrat autant que traître . 
Il vient après certain foupir d'amour : 
Que ce foupir eft délectable ! 
Car l'ame ne fent plus de douleur qui l'acable ; Elle habite un autre féjour : 
On ne fait plus que languir fur la terre , On voudroit pailer en fon Dieu : L'aâivité de ce beau feu Eil pour remonter à fa fphere . 
Peu - à - peu les foupirs s'éteignent¿ 
On ne fauroit plus foupirer , 
On ne fauroit plus déiirer , 
Í1 femble que ces feux fi charmans fe gnent . 
Non , non , ils font paiTés dans la tranquilité D 'un feu qu'aucun fnjet ne retient en ce monde : Ils traverfent la terre & l'onde Pour fe perdre dans l'unité . 
D E -
	        

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