d'O . V * n i ü s . 
99 
X L I I I . 
Agiti , il devient plus ferme . 
pLus je fuis agitée , & plus je fens de force ; 
La tempête ne fert qu'à me mieux afermir ; Puifque mon cher Epoux daigne me foutenir , Les maux ne touchent que l'écorce . 
Plus j'ai d'afMions , plus j'éprouve au dedans De paix 8c de douceur : la Bonté fouveraine Pour une aparence de peine , 
Me comble de contentemens . 
Venez fondre fur moi tous les traits de l'envie , Je me ris de vos vains éforts : 
La plus pénible vie <Et les plus dures morts , 
Sont de biens infinis une fource infinie , 
Et par l'orage on eft conduit au port , Ah , qu'une ame alors eft ravie ! 
Qu'alors elle bénit fon fort ! 
Dieu paie avec ufure Une courte douleur , 
Se donnant fans mefure A qui pour lui méprife un court & c vain bonheur . 
Saintes douceurs du ciel , agréables idées , 
Vous rempliffez le cœur qui vous veut recevoir ; De vos atraits puiffans les ames pofledées 
Ne fe laiiTent point émouvoir . 
Niles plaifirs des fens , ni les frivoles craintes , 
Ne peuvent ébranler leur cœur ; 
Ce noble fouvenir dont elles font empreintes Faifant leur fermeté fait auffi leur bonheur . 
XL1V . Le
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.