Full text: Sainte Brigitte de Suède

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SAINTE BRIGITTE. 
zeste 
des actes : la cour éprouva donc un profond malaise. 
Chacun se sentait jugé et condamné. Il n’était pas 
besoin, on le savait, d’intervention surnaturelle pour 
que Brigitte, toujours grande maîtresse du palais, 
connût l’état de sa patrie. Son frère, le sénéchal de 
l’Upland, faisait partie du conseil de régence qui 
avait gouverné la Suède pendant un récent voyage 
du roi, et il ne dissimulait pas le désordre des 
finances accru par le luxe insensé de la maison 
royale, par la prodigalité de la reine envers ses 
frères !. Souvent, on n'en pouvait douter, Brigitte 
avait pleuré sur les plaisirs des jeunes souverains, 
d’autant plus que son fils Charles s'y associait avec 
l’ardeur d’un tempérament fougueux. Birger, le 
second fils de la sainte, déplorait la faiblesse du roi, 
près duquel le retenait une charge de cour: docile 
à toute flatterie, le pauvre prince semblait plutôt le 
complice que l'auteur du mal fait en son nom. À 
l'heure présentez cette faiblesse même aida la mis- 
sion de Brigitte. 
Magnus se sentait environné d’un réseau de 
difficultés, œuvre de ses favoris. Ceux qui avaient 
causé le mal étaient impuissants à le combattre, 
et la sainte fut bientôt une confidente et une 
conseillère. Magnus convint que si les paysans 
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1. CROONENDAEL, op. cit. 508.
	        
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