100
umbra domos“ (a II 2 63) zu verteidigen sucht. Der
französische Text lautet: „Costar l’attaque (le vers) par la
doctrine de l’antiquite, qui a cru que les »ombres« habitoient
les champs Elisiens, et que les seules ames avoient places
dans le ciel. Avant que d’avoir receu sa lettre (Costars),
je sQavois bien cette difference qui a este faite entre les
»ames« et les »ombres«; et j’avois appris que 1’ homme estant
compose de trois parties, son ame, qui est celeste, retournoit
au lieu de son origine, que son corps pesant et materiel
demeuroit en partage k la terre, et que son ombre ou son
simulacre alloit aux enfers, car ces »ombres« estoient autre-
ment appelöes simulacres, images, idoles, et cette doctrine est
alleguee par L. (I 121/4) qui la confirme par le tesmoignage
d’Ennius.... Jcy il ne faut pas considerer Ennius et L.
comme poetes, mais comme tesmoins de la religion et de la
doctrine de leur temps. C’est donc ce que disent les tlieo-
logiens et les philosophes, ausquels on peut ajouster les
grammairiens. Mais les poötes se moquent des uns et des
autres et pensent estre au dessus des lois. Ils confondent dans
le langage des dieux toutes ces curieuses differences, et
prennent presque partout les ombres pour les ames, et les
ames pour les ombres.... On voit par lä l’absurdite de la
theologie payenne. Et en vörite cette theologie est composee
de piöces si mal jointes, et si mal consues, est si incertaine
et si inconstante dans ses dogmes, est pleine de tant de
contradictions, qu’il ne se faudroit fier ä rien de ce qu’elle
dit. Puis qu’elle affirme souvent ce qu’elle vient de nier, et
que presque jamais eile n’est d’accord avec elle-mesme com-
ment voudroit Mr. Costar que je pusse m’attacher k une
Science qui a encore moins de prise et moins de tenue que
les ombres et les fantosmes dont eile parle? Sans sortir de
la question presente, ne s^ait-il pas la variete et la bizarrerie
des opinions des anciens, touchant les champs Elisiens? Tan-
tost ils les ont mis dans les enfers, tantost dans les isles
fortunees, quelquefois ils ont cru qu’ils faisoient partie de
l’Espagne appelee Boetique Cela estant, Monsieur,
et les ombres de Mr. Costar devant habiter les champs Elisöes,
et les champs Elisees estans dans le cercle de la Lune, n’ay-je

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.